Je ne suis qu’un enfant
Qui regrette de ne pas avoir
voyagé
Qui n’a pas perdu la
nostalgie
Des chemins qui s’en vont
Au-delà de l’horizon
La où meurt la nuit et où
nait le jour
Regardes de loin le pays
défendu
Se dérouler sous l’immensité
du bleu
Qui abrite villes et
banlieues
J’aime partir marcher
Voir le soleil se coucher
Gagner les champs pierreux
Et avoir le vent dans les
cheveux
Et puis écouter plein d’émoi
Le vent froissant les
feuilles près de moi
L’aboiement d’un chien, le
cri d’un enfant
Ou le sanglot d’un
instrument s’époumonant
Le tintement du forgeron sur
son enclume
Voir la nuit quand les étoiles
s’allument