De quoi faut-il être étonné
Qu’au bout de quatre-vingt-dix printemps
Ma muse faiblisse
Mais puisse encore vous fredonner
Quelques vers
Il reste encore un peu de verdure
Dans le champ
Pour consoler la nature
Mais elle sèche un peu de temps en temps
Un oiseau peut bien se faire entendre
Après les beaux jours
Mais sa voix est moins tendre
il ne chante plus ses jeunes amours
J’essaie encore ma voix
Mais je sens bien qu’elle expire
Nous naissons, nous mourrons
Sans connaître l’instant
Ni le comment
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