Comme une barque qui dérive
Battue au vent de la colère
Sur la rivière de mes
révoltes
Je suis porteur de missives
Vêtu de vos accoutumances
Je cherche refuge sur la
rive
Où la rivière meure d’impatience
Et moi pauvre barque je
dérive
Le temps noie mes espoirs
J’en perd la mémoire
Le crachin me farde
Je dérive dans l’aube
blafarde
Ma morsure prend l’eau
Le temps me fait défaut
J’accosterai un beau matin
Poussé par le vent malin
Vous serez au rendez-vous
Immobile figure de proue
Avec la lourdeur de l’âge
Que le silence a fait sage
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