mardi 23 juillet 2024

LE MAS

 

 

On l’aperçoit de très loin

C’est un mas dans la garrigue

Il est là comme un témoin

Au milieu des senteurs de thym, de lavande et de figue

 

Baignant dans la lumière de l’été

Une belle rangée de platanes

Bordant l’allée, l’esplanade

Quelques bancs pour prendre l’ombre

À la tombée du jour avant la pénombre

 

L’air est embaumé de parfums provençaux

Apportés par la brise qui descend du coteau

Tout est si paisible porté par l’air chaud

De ces étés provençaux

 

OUVREZ VOS BRAS

 

Ouvrez vos bras

Je reviens d’Italie

Chargé de cadeaux

Et d’airs nouveaux

 

Ouvrez vos bras

Je reviens d’Italie

D’images, de cadeaux

De moments si beaux

 

Ouvrez vos bras

Je reviens d’Italie

Verre de Murano

Dentelle de Burano

 

Ouvrez vos bras

Je reviens d’Italie

Gondoles de l’amour

Juliette et Roméo

Morts si jeunes et si beaux

LE PAPIER BLANC

 

Quel effroi

S’empare de moi

Devant cette page de papier blanc

Comme un trou béant

Dans lequel je me jette dedans

J’ajuste quelques mots

Un début de récit

Quelques frêles lignes d’écrits

Seront le début d’une histoire

Sorti de ma mémoire

Qui doucement prend forme

Un peu d’espoir vous redonne

Qu’en après bien des chemins

J’atteindrais le mot fin

Ce sera la métamorphose

Que ce papier blanc

Devienne un récit captivant

MON VILLAGE

 

On dit chez moi

Mon village, mon pays

Il n’est pas le mien ma foi

Ce village où je vis

Pourtant tout m’est si familier

Que je crois le posséder

Ce ne sont pas mes arbres

Ni même mon clocher

C’est le bien de la communauté

Mais au plus profond de moi-même

J’y crois un peu tout de même

À ce chez moi

Qui ne m’appartient pas

 

LE RAI DE LUMIÈRE

 

Par la fenêtre entrouverte

Sur la vitre où brille le soleil

C’est un rai de lumière

Où dansent les grains de poussière

 

Tous ces petits grains ordinairement invisibles

Deviennent la cible

Capturés par le soleil

Qui leur donne l’éveil

 

C’est un feu d’artifice

Tous ces petits grains magiques

Qui brillent par milliers

Dans ce rai de lumière

Qui parait les porter

LA LAMPE

 


La lampe et l’abat-jour

Lumière diffuse

Des ombres confuses

En contrejour

 

Dans la pénombre

Tout parait extravagant

Tout est différent

Les objets inquiétants

 

Le silence ajoutant

Une atmosphère étrange

Un climat qui dérange

Mystère entre ombre et lumière

 

Brusquement tout s’éclaire

Envolé à regret

Cet instant privilégié

Rêve ou réalité d’un instant

Tout peut être différent

Dans l’ombre ou la lumière

SOLITUDE

 

Un ciel ennuagé ou agité

À l’instant où vous êtes découragés

Les vents glacés d’une saison

Vous noircissent l’horizon

 

Un vieux souvenir

Qui vous a fait souffrir

Ressort à un instant importun

Mais dans votre âme un chagrin

 

Un hiver un peu trop long

Voter cœur dans un temps moins bon

Une nuit sans sommeil

Le soleil a disparu de votre ciel

 

Un mauvais souvenir

Un être cher qui peut souffrir

Un bonheur qui s’est enfui

Dans l’ombre de l’infini

 

 

L’ENCRIER

 


Sur le bureau de mon père

Trônait un encrier de verre

De la belle encre bleue

Cet encrier que l’on pouvait admirer

En l’inclinant par sa forme appropriée

Son couvercle était muni d’un pas de vis

Pour que l’encre s’évapore moins vite

On y trempait la plume

À deux becs

Pour que les pleins, les déliés, elle permette

Une plume à la main

On a changé des destins

On en détient des projets, des secrets

Conter des vies, des regrets

Depuis, à la faveur de déménagements

Il n’est plus présent

Je le regrette infiniment

Je trouvais cet encrier fascinant

 

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...