lundi 16 février 2026

MA COUSINE

 


 

L’automne a ses plaisirs

Et aussi ses mystères

Souvent le dimanche

Quand un rayon de soleil

Jaunit la terre blanche

 

Avec ma cousine

On sort se promener

Respectant l’heure pour dîner

Ma mère nous disait

Ne nous faites pas attendre

 

Ma cousine me faisait

Observer que le brouillard

Du soir commençait à tomber

En revenant on parlait

De ce beau jour regretté

Qui a passé si vite

Et de sa flamme discrète

 

CHANTS DE SONGE

 

 

Je vais parler

D’un pays parfumé

Sucré par la pluie

Mariné de soleil

 

Je parle d’un pays

Où les mains

Font connaissance

Sur les bancs d’église

 

Sous les fraiches

Coupoles des mosquées

Et dessinent les voies

Lactée de la voyance

CE PAYS

 


 

Ce pays

Où les enfants

Survolent les orangers

À l’heure de la pleine

Lune

Ici les filles dansent

La mort

Dans le marc de café

Au moment où les madones

Aussi chaudes que les granges

Et les pluies de juillet

Riveraines des hauteurs

Et des vergers aquatiques

L’HOMME ET LA MER

 

 

En homme libre

Tu as toujours chéri

La mer

Cette mer est ton miroir

Tu contemples ton âme

Dans le déroulement

Infini des vagues

 

Tu te plais à plonger

Au sein de ton image

Tu l’embrasses des yeux

Des b ras et de ton cœur

Tu te distrais parfois

De sa propre rumeur

Au bruit de sa plainte

Sauvage

 

Vous êtes tous les deux

Ténébreux et discrets

Homme nul n’a sondé

Tes abîmes

Mer nul ne connait

Tes richesses infinies

 

SUR LA LAGUNE

 


 

Tralala dit la chanson

Qui ne connait pas

La musique

À nos mères elle a su

Déjà plaire

Tendre et joyeuses

Moqueuse et plaintive

 

L’air du carnaval

Sur l’eau enchante

Sans un soupir

De folle brise

Que le ballet

A transporté

 

Il me semble

Quand on le joue

Voir glisser dans un sillon

Une barque et sa proue

Faite en manche de violon

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...