lundi 26 janvier 2026

SI JE PARLE D’AMOUR

 


 

Quand je parle d’amour

C’est au vent

Qui rit, chuchote entre les branches

Quand je parle d’amour

C’est à l’oiseau

Qui passe et chante

Quand je parle d’amour

C’est à l’écho

Qui me renvoie de si beaux mots

Quand je parle d’amour

C’est ton ombre que je cherche

Et qui me comble

Quand je parle d’amour

Je suis joyeux

En regardant tes yeux

Que je trouve merveilleux

LE TEMPS QUI PASSE

  

Le temps qui me tient la main

M’avertit qu’il se retire

De cette terrible rigueur

Gardons les meilleurs avantages

Laissons à la folle jeunesse

Tous ses emportements

 

Nous vivons le moment

Celui de la sagesse

Ne me fuyez pas, tendresse folle

Consolez-moi des amertumes de la vie

Je déplore la perte

Des erreurs des premiers ans

 

L’amitié vient à mon secours

Elle est encore tendre

La lumière l’éclaire encore

Je la suis mais je suis triste

De ne pouvoir plus suivre qu’elle

J’AI VU

 


 

J’ai vu de tristes journées

Décliner lentement

Au midi de mes années

Je voudrais à mon couchant

Chercher ce qui reste

 

De mes jours évanouis

À ma naissance j’ai reçu des dons

Mais il faut bien couper la trame

Des jours que la vie m’a tressés

Les derniers soleils se lèvent

 

Comme la feuille sèche sur l’arbre

Et devient le jouet du vent

Ainsi de cris et d’alarmes

Mon mal semble se nourrir

Dans mes yeux

Baignés de larmes

 

LE MARCHÉ

 

 

Sur la place dès l’aurore

Le marché s’installe multicolore

Étalant ses tréteaux

Fromages, légumes, miel

Les poissons d’argent ou l’odeur se réveille

La ménagère croule sous le poids du panier

Mais de ses achats, elle est fière

L’enfant suit quelques pas en arrière

Le petit canard prisonnier

Crie et passe son bec hors du panier

 

PAYSAGE HIVERNAL

 


 

Les hirondelles se sont enfuies

Les brins d’herbe ont froid

Il pleut sur les orties

Le bûcheron coupe son bois

L’air est glacé, rentrons

À l’intérieur il fait bon

L’automne est parti

Bonjour l’hiver

Aurevoir le ciel bleu

Vous qui pouvez, faites du feu

Pour réchauffer les lieux

Les hirondelles se sont enfuies

Il pleut sur la prairie

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...