Quand on vient d’ailleurs
Sans bagage
Les mains dans les poches
Une larme dans le cœur
Vêtue de loques
Quan don vient de nulle part
Que l’on est des réfugiés
Seuls, orphelins, délaissés
Qu’on lèche les vitrines
D’une ville mutine
En battant la semelle
Sur un trottoir au soleil
Que l’on parle bas
Afin que les gens n’entendent
pas
Que l’on tend la joue droite
À la vie ingrate
C’est que l’on vient d’ailleurs
Et que l’on porte son malheur
Un sanglot dans le coeur
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