lundi 17 novembre 2025

LES ÉMIGRÉS

 

 

Quand on vient d’ailleurs

Sans bagage

Les mains dans les poches

Une larme dans le cœur

Vêtue de loques

Quan don vient de nulle part

Que l’on est des réfugiés

Seuls, orphelins, délaissés

Qu’on lèche les vitrines

D’une ville mutine

En battant la semelle

Sur un trottoir au soleil

Que l’on parle bas

Afin que les gens n’entendent pas

Que l’on tend la joue droite

À la vie ingrate

C’est que l’on vient d’ailleurs

Et que l’on porte son malheur

Un sanglot dans le coeur

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