lundi 3 février 2025

LA MORT DU PÉLICAN

 


 

Partageant avec ses fils

Ses entrailles de père

Dans son amour sublime

Il berce sa douleur

Puis il s’affale, chancelle

Ivre de volupté, de tendresse

Et aussi d’honneur

Parfois dans ce divin sacrifice

Fatigué de ce long supplice

Il ouvre ses ailes au vent

Se frappant le cœur

Il pousse dans le soir

Un funèbre adieu

Alors les oiseaux désertent le rivage

Sentant venir la mort

Ils se recommandent à Dieu

 

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