Je n’aime pas
Ce vent glacial
Qui fait la guerre
Aux gros nuages
Il n’aime personne
Il est toujours en
bagarre
Il agite la mer
La met en colère
La lune curieuse
Observe et surprend
En plein conciliabule
Tous ces éléments
Qui se bousculent
Un ardéchois au cœur fidèle qui témoigne de la beauté des choses, de la vie et du temps qui passe
Je n’aime pas
Ce vent glacial
Qui fait la guerre
Aux gros nuages
Il n’aime personne
Il est toujours en
bagarre
Il agite la mer
La met en colère
La lune curieuse
Observe et surprend
En plein conciliabule
Tous ces éléments
Qui se bousculent
Laisse pour l’instant
N’allume pas la lampe
Je ne crains pas l’obscurité
Que mes yeux s’emplissent
Encore de ces ténèbres
Nous sommes encore là
Le soleil nous a trompé
Le grand jour blesse
Berçons notre mollesse
Dans ce noir silencieux
La nuit se déroule, se prolonge
Nuit qui hait le jour
Et lui résiste
Long fleuve de paix
Que ces instants léthargiques
Et aussi d’oubli
Se berce de mélancolie
Regarde il est là-bas
Derrière la haie
Je l’ai vu passer
Il y a quelques moments
À peine
Je crois qu’il est à
côté
Là, tout près
Tu viens de le manquer
Il est si pressé
Il ne faut pas le
manquer
Regarde, est-ce que tu
le vois ?
Je te le montre du
doigt
Là, un peu plus loin
Près de la grange à
foin
Le voilà qui revient
Il est juste là tout près
Non, là-bas regarde mon
doigt
C’est juste son heure
Il ne va pas tarder le
bonheur
J’entends cette voix qui chante
Cette voix si vivante
Une humble voix pour
moi
Si je disais tout ce qu’elle
chante
J’en dirais trop ou pas
assez
Et tout ça je veux l’oublier
Elle chante des souvenirs
De vieux refrains
Il n’y a pas de
sonnette d’alarme
Pour les chagrins
particuliers
Je n’ai rien à déclarer
L’amour part en voyage
À peine j’aurais vu son
visage
Tout de suite je le
reconnaitrai
Pour un éclair de tendresse
Je donnerais tout l’argent
Que le diable caresse
Dans ses coffres d’argent
Les marins vident leur
escarcelle
Pour offrir de l’or
À de fausses princesses
Pour un peu de tendresse
Pour ce peu de tendresse
Je te donnerais ma
jeunesse
Le temps du moins qu’il
reste
De mon été finissant
Pour ce peu de
tendresse
Qui danse sur ton front
Penché vers ma détresse
Je te donnerai l’univers
Des jours qu’il me
reste
Quand tu dors la nuit
Et que moi j’ai des insomnies
De te voir dormir
Ça me fait souffrir
Tes yeux fermés
C’est drôle mais ça
fait pleurer
Et soudain tu ris
Tu ris en dormant
Où es-tu en ce moment
Peut-être très loin
Je sens ton cœur qui
bat
Je ne sais rien, je ne
suis plus
Tu rêves la nuit
Moi j’ai des insomnies
Je te vois rêver
Ça me fait pleurer
L’âtre encore noirci
A retrouvé le feu
De l’hiver passé
Son haleine déjà
Réchauffe la maison
Solitaire
En regardant la flamme
danser
Je songe à tous ces
êtres
Qui furent familles
Parfois un peu inconnues
Dans ces années
innombrables
Où le feu a vécu
Flammes qui s’enroulent
Braises qui se consument
Sous la cendre
Je pense à tout ce bois
Brûlé sur ces pierres
S’il pouvait renaître
Il couvrirait
D’un seul coup
Toute la colline d’une
forêt
C’est la fontaine bavarde
Où jaillit l’eau claire
Que le vent magicien
Fait des tresses d’argent
On en a vu
Dans la fontaine ronde
Brûler des étés
Et des nuits étoilées
Tu chantes la romance
Tu racontes des légendes
Tu es tristesse
Ou joie
Selon l’humeur de l’instant
À l’heure où s’allongent
les ombres
De la fin du jour qui
se meurt
Combien de filles ont
attendu
Fontaine
Attendue, guettée, convoitée
Par un amoureux
impatient
Souvenirs agonisants
De l’été
Feuilles aux couleurs
mordorées
Ces tristes feuilles
qui ne vivent plus
Elles s’arrachent des
branches
Tourbillonnent
Comme des oiseaux
blessés
Portées par le vent
Et montent jusqu’au
ciel
Pour retrouver les
hirondelles
Qu’elles ne reverront
plus
C’est comme une ombre légère
Un rêve, un papillon
Une feuille égarée
Emportée par le vent
Qui court
Lentement
Dans le jour finissant
Discrète
Le soir recueille les
parfums
Pour les déposer
En bouquet de rosée
Et dans les branches
Danse le souffle du
vent
Merveilleux instants
Où le bonheur enivre
Et ne sait plus
Si la lune danse
Si les ombres se
penchent
Si les étoiles se croient
papillons
Et les parfums
Ivresse du rossignol
Qui chante
Appeler sans réponse
Chercher sans trouver
Écouter et ne rien
entendre
Ne pas savoir ce qui nous attend
Et puis
Un soir
Parce qu’un oiseau
chante
On se reconnaît
Pleinement dans ce que
l’on est
Être peut-être un autre
Que celui que l’on
croyait
En mars, on tend l’oreille
À tous les vents
Venus
De tous les horizons
Les vents de la forêt
Ceux de la plaine
Qui emplissent l’espace
Fait vibrer la terre
De tendresse
De tristesse
Ou d’allégresse
Le bruit des fougères
C’est le vent de la vie
Les vents du pays
Qui passent sans
relâche
Mêlant leurs larmes
Et leur ivresse
Et qui laissent
toujours
Un peu de grâce
Un souvenir
Qui emporte nos rêves
Tu es là tapi au fond
de la combe
Au milieu d’un collier
de mousse
Tu coules doucement
Source claire
Venant du flanc de la
roche
Ton filet d’eau glacée
Scintille d’un éclat
lumineux
Se sépare puis se
rejoint
S’étale un peu
Au creux d’une pierre
grise
Suspend son cours
Repart, se renoue
Pour devenir un
ruisseau
À l’eau limpide
Qui reflète une image
Songe de poète
Naissance de rêverie
Dans un voile d’eau
pure
Fugace, d’un instant
Troublée par le passage
d’un oiseau
Mêlant rêve et réalité
Sur le chemin de ton histoire
Il me revient en mémoire
Le temps de l’enfance
Qui passe vite dans
notre belle France
Les printemps ont
fleuri
Du matin au soir
Dans les combats remplis
d’espoir
Tes yeux ont souris
L’amour était ta loi
Que serons-nous sans
toi
C’est beau la vie
Au rythme de la poésie
Aimer à perdre la
raison
Sur le chemin de la vie
Chaque aube est si
chère
Vole loup sauvage
Antraigues
Était si cher à ta vie
Et l’Ardèche aussi
Permets moi de te
tutoyer
Pour te dire
Toi qui parles si bien
Des roses dans tes
écrits
N’es-tu pas toi-même
La plus belle des roses
Tu parlais si bien
Avec tes mots
De la plus belle des
manières
De cette belle fleur
Je conçois moi-même ces
choses
Car j’aime aussi les
roses
Qu’elles soient
blanches
Ou de diverses couleurs
Pour leur parfum et leur
divine odeur
La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas Connais-tu la mesure De la tendresse ...