mardi 16 janvier 2024

LE COUCHANT

 

Le crépuscule qui descend

Affaibli la lumière

Et verse sur la nature

Une certaine mélancolie

La mélancolie du couchant

Qui berce d’un doux chant

Venu de je ne sais où

Comme un rêve

Comme la lune sur la grève

Créé des fantômes

Qui défilent sans trêve

Pareil à des vivants

Qui promèneraient avec ennui

Leur mélancolie

Des cœurs que l’on oublie

LE CHANT DES CIGALES

 

Quand nous fûmes loin

Très loin

Hors des sentiers battus

Hors de la vue

Où la poussière vole, se colore au soleil

On riait souvent sans cause

En se prenant la main

Le bois frissonnait

On ne parlait pas

On écoutait seulement

Les plaintes du vallon

Tout n’était que mystère

Mais toi cigale sans sommeil

Cigale bien dissimulée

Sous une écorce pour te protéger

Tu jetais ivre de rosée

Ton cri vermeil

LE CAHIER

 

Les pages blanches rient

Se garnissent de signes qui dansent

Pétillants radieux s’étalent

Se pressent s’accrochent

Tels des acrobates

Les feuilles défilent

Se vautrent sur la page

Comme des fruits mûrs

Tombés de l’arbre

Heureux de pouvoir

Se faire admirer

Tous ces mots couleur encre

Qui noircissent les pages

Leur donnent vie

Dans un texte qu’ils veulent joli

 

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...