lundi 29 septembre 2025

CETTE VIE CHIMÉRIQUE

 

 

 

Du berceau à la mort

La vie s’échappe dans le temps

Ce temps impalpable chimérique

Qui nous tourmente, nous limite

Et chaque jour se contredit

Nous ne sommes que des passagers

De ce train naufragé

Qui file de saison en saison

D’année en année

Et cette horloge

Qui égrène les heures

Qui compte les instants

De ce temps

 

OÙ VONT LES CHOSES ?

 

 

 

D’où vient ce son

Qui nous interpelle

Où va l’horizon

Qui se dérobe

D’où viennent les mots

Qui nous offrent une liberté

Où va le chant

Qui nous charme

Nous ensorcelle

Et cette parole

Qui comble nos vides

Qui nourrit notre quotidien

Toutes ces choses

Qui affutent notre curiosité

Et que l’on voudrait élucider

 

SOUS LA NEIGE

 


 

 

Sous la neige

La maison dort

C’est l’instant que l’on adore

Pour écouter près de la cheminée

Les belles histoires racontées

Des histoires du temps passé

Quand les branches sont noires

Quand le sol est glacé

Quelques oiseaux

Tel que le corbeau

Sur une branche qui se balance

La girouette grince

Sous les assauts du vent

Sur le fin clocher

Fier de la porter

 

L’HIVER MENAÇANT

 

 

 

Voici venir cet hiver

Si redouté des pauvres gens

Pas armés pour l’affronter

Le gel, le vent, le froid

Les vitres sont zébrées par la gelée

Couvertes de cristaux, d’éclats

Comme des dessins délicats

Les arbres vêtus de blanc

Les glaçons décorent les branches

Le ciel est gris couleur vieil argent

Voici l’hiver

Redouté des pauvres gens

PROMENADE EN BEAUTÉ

 

Souvenir, souvenir, que veux-tu ?

Ne touche pas à mon vécu

Regarde cet oiseau qui vole

Et ce soleil qui explose

Marchons en rêvant

Les cheveux et nos pensées dans le vent

Tu as tourné vers moi ton regard

C’est un beau jour émouvant

Ta voix douce, presque angélique

Ton sourire donne la réplique

Ces premières fleurs sont si parfumées

Les abeilles font un bruit charmant

J’admire tes lèvres aimées

Et ton baiser si aimant

 

JOURNÉE EN FORÊT

 

 

Dans cette forêt où le dimanche

Nous allons promener

Voici des feuilles, des branches

Et puis mon cœur qui bat

Rien que pour toi

C’est un présent si doux

Ce bonheur qui me rend jaloux

Rêvons de ces instants

Que nous offre ce temps

Je dépose ma peine à tes pieds

Soulage-la d’un baiser

Restons sagement apaisés

Que je dorme un peux, je vois que tu reposes

IL PLEUT

 éa

 

Il pleut

J’entends le chant de la pluie

Qui murmure le bruit

Le feuillage s’égoutte

Nul vent ne le berce

Il se penche et pleure sous l’averse

Les oiseaux sont déroutés par cette détresse

Les vitres ruissellent de gouttes d’eau

Sur le pavé brut des étincelles de gouttes

La terre n’est que flaques, le ciel brumeux

L’homme s’ennuie

Le ciel est si gris

 

MIDI

 

 

C’est le milieu du jour

La joie, le soleil

Arrête un instant son tour

Le berger s’allonge dans le pré

La poussière dort sur la route

Les abeilles butinent les fleurs

C’est un instant de bonheur

Le petit chien dort dans un coin

Avec des rêves grognons

Le vent traine ses airs chauds

Les blés lourds de sommeil

Le pré fleuri où volent les coccinelles

On est si bien, on s’émerveille

Sous ce beau soleil

ÉCLATEMENT

 

 

Quand le printemps se hâte

Vers l’été qui le hèle

Alors tout éclate

Tout s’enflamme

La sève monte à l’assaut

Des rameaux

Fait naître les bourgeons

La vie partout tourbillonne

On est submergé

De lumière

La saison est en marche

Nous courrons les sentiers

Qui s’enfoncent dans la forêt

Et nos rêves comme les oiseaux

Battent des ailes au-dessus de la clairière

LE CHOIX

 

Puisque l’on doit mourir

Que ce soit au printemps

Si l’on peut choisir

Le plus tard dans le temps

Quitter la piste

Sans faire de bruit

Passer de l’autre côté du voile

Admirer les étoiles

Et cet au-delà

Dont parle ici-bas

Dont on parle ici-bas

Quitter cette terre grise

Et ces brumes, leur brise

Voici une nouvelle lumière

Que l’on nous dit salutaire

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...