lundi 11 août 2025

MA MÈRE

 

 

Mère, tu es la source de tout

Le premier mot, le premier poème

Tu as été la réponse à mon babillement

J’ai admiré la terre dans tes bras

Mais tu es la source de tout

Je me noie dans le bleu de tes yeux

Tu me grondes moins

Mais je te crains mieux

Tu m’as tout donné

Rien repris

Tu as cherché mon avenir

Tu es la première dans mon cœur

À quoi ressemblerait

Le monde sans toi

SOIR DE PLUIE

  

Je t’entends pluie du soir

Tomber sur les feuilles

Comme l’âme qui se libère

De ses entraves

Comme les feuilles

De la poussière de l’été

Je laisse voguer au loin

Mes fraiches pensées

Qui libérées se relèvent

Face à ce flot régulier

Venu du ciel

Comme un envol

Dans les hauteurs

De l’âme

Qui respirent la nuit

Pure et humide

CHANT DU PRINTEMPS

  

Le concert des oiseaux

Réjouit tous nos instants

La source qui jaillit

Vive et inspirée

Les prés ondulants

Paraissent courir sous le vent

Étalant leur splendeur

 

Les tulipes, les coquelicots

Chantent dans mon cœur

Parmi les fleurs des champs

Mon âme s’émeut sans fin

Sous le ciel printanier

Le ciel me parle

La terre me comprend

 

Tant d’images s’offrent à moi

Le roucoulement, le gazouillis

Des oiseaux, je me joins à leur symphonie

Fermant les yeux, je m’abandonne

Trempé de poésie

Dans mon cœur, je sens le printemps

Le printemps et ses odeurs de pluie

NE DEMANDEZ PAS


 

Ne demandez pas

L’heure à un poète

Il ne suit pas l’heure

Ne leur demandez pas de réponse

 

Ce sont des rêveurs

Comme les enfants spontanés

Le poète vit à son instinct

Lui seul immortalise le temps

Que l’on dilapide parfois

Au fil du temps

 

Qu’est-ce que la vie

Du matin au soir

Éteindre l’incendie

Qui détruit les vies

Ne demandez pas l’heure

À un poète

Le temps pour lui c’est l’éternité

C’est ça son secret

 

 

JE SUIS VENU AU MONDE

 

 

Je suis venu dans ce monde

Et j’en suis reparti

Qu’ai-je créé dans ce parcours ?

J’ai cherché une étoile

Sans peut-être toujours la trouver

 

Je suis entré dans la vie

Et j’en suis revenu

J’ai prié à ma façon

J’ai appelé Dieu à la rescousse

Je suis resté pécheur

 

J’ai connu des gens intelligents

Aussi des imbéciles

Puis j’ai pris de l’âge

Je ne me vantais pas de mon parcours

Je n’en suis pas fier plus que ça

PARMI LES FEUILLES

 

Je ne sais pas

Quel est cet oiseau

Qui s’est perché là-haut

J’ai juste entendu

Le bruit de ses ailes

Les feuillent me cachent

Un peu son corps

Mais l’oiseau ne veut-il pas

Faire son nid

Sur la cime de l’arbre

Bien à l’abri

Ses ailes s’agitent

Font bruisser les feuilles

Des feuilles

Qui s’agitent sans arrêt

L’oiseau veut un coin discret

JE ME SUIS PERDU

 

Il arrive quelque fois

Que l’on ne peut dire

La vraie vérité

Que l’on aurait dû dire

Et je me suis perdu

Alors sur mon s’installa

Un fardeau

Froid comme la glace

Lourd comme du plomb

Une chose si lourde

Écrasa mes entrailles

Alors le ciel se couvrit

De gros nuages

J’entendais des rumeurs

Des commérages

Qui ironisaient

 Mes yeux s’embuaient

Je souffrais

Mon âme était en feu

À cause du mot vérité

Que je n’ai pas prononcé

PARTIR S’ÉVADER

  

J’ai envie de partir

Partir en voyage

En regardant l’horizon

J’ai vu la beauté

De la voute céleste

Face à une grandeur infinie

 

Cet infini un peu espiègle

Qu’on a grande peine à cerner

Qui parait impossible d’approcher

Impossible à atteindre

Comme un rêve qui s’évade

Sans arrêt

 

Le voici là tout près

On croit l’atteindre

Il est devant moi

Mais s’échappe à nouveau

Sans aucune raison

Il est toujours insaisissable

Inaccessible comme une étoile

Mais ta course ne sera pas vaine

Cet horizon est si beau

Il en vaut bien la peine

LE POIDS DES MOTS

  

Je sens souvent

Une lourdeur au fond de mon cœur

Je suis trompé par mon rêve d’absolu

Je n’ai pourtant rien à perdre

Personne ne peut me voler

Quoi que ce soit

 

Tristesse, chagrin m’oppressent

Ce fardeau est lourd à porter

Comment comprendre

Le bonheur, le sens de la vie

Quand on a tant à perdre

Mon cœur est abimé par des mots

Je ressens leur mortelle tristesse

Je pars, ce qui m’était cher

A disparu

C’est peut-être ça la vie

L'ÂGE

 

Si vous voulez

Que je vive encore

Redonnez moi des aurores

Je sens que le temps

Réduit son empire

Que les jours

Et les nuits

Vont à la dérive

Redonnez-moi

L’envie de vivre

Que le soleil

Inonde à nouveau

Mes jours

Et la lune

 Mes nuits

Afin que la vie

À nouveau revive

Que la nature soit belle

Que tout dans mon univers

Étincelle

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...