lundi 12 mai 2025

BEAU PAYSAGE

 

 

J’ai vécu longtemps

Sous de belles verdures

Ou le soleil pénétrait

De ses milles feux

Près d’une rivière

Qui roulait

Et reflétait les images des cieux

Solennels et mystiques

Avec des accords de belles musiques

Aux couleurs du couchant

Que reflétaient mes yeux

C’est là que j’ai vécu

Dans des voluptés calmes

Au milieu des splendeurs

Dont l’unique soin était d’approfondir

Le secret qui me faisait languir

NON PLUS

 

 

Je n’ai pas parlé

Non plus d’hier

De tout ce chemin

Parcouru ensemble

De tous ces sentiers

Non je n’en n’ai rien dit

Vous savez pourtant

J’en aurais des choses

À dire

J’ai préféré y penser

À l’intérieur de moi

Alors je me tairais

Encore une fois

Je garderais tout ça en moi

JOURNÉE A LA CAMPAGNE

 

  

Les arbres sont habillés de verdure

On passe son temps à contempler

Cette nature qui n’offre

Que de la beauté

Qui consacre son temps au bonheur

De ses rayons le soleil embrase

Les rosiers parfument l’air

Le figuier offre ses fruits

Tout est langoureux et donne ses trésors

Le jet du bassin qui orne le jardin

Chante et retombe en cascade

Qui donne de la fraicheur

À cette nature qui a soif

La vie est indolente et chaude

Tout parait sommeiller

S’endormir de plaisir

LE JARDIN SOUS LA PLUIE

  

La fenêtre est ouverte

Il pleut

Une pluie douce qui chante

Qui tombe avec minutie

Avec de petits bruits

Sur le jardin humide

Les feuilles, une à une

S’éveillent

La treille ruisselle

S’étire sous la pluie

Le jardin chuchote

Fait parler les feuilles en fleurs

Comme en confidences

Cette pluie qui réjouit le ciel et la terre

MEUBLER LES NUITS

 

 

Il y a ces nuits immergées

Dans un silence difficile

Ces nuits d’inquiétude

Comme une attente stérile

Ces nuits immobiles qui dansent

Dans des rêves insatisfaits

Qui jaillissent dans la nuit

Laissez assiéger votre conscience

Là où se pose l’avenir

Laissez-nous croire

Laissez-nous aimer

Laissez-nous espérer

L’espace d’un cri

À mon propre silence

Laissez-nous croire à l’irrationnel

Et que vive la beauté

La joie d’exister

CRUEL HIVER

 

 Quand cet hiver

Qu’on redoute

Obstrue les chemins

Dans son vêtement

De hors la loi

Il faut revoir

Ses lendemains

Qui ne connaissent

Rien au froid

Qui surprend

Garder son cœur

Au chaud

Emmitouflé

Dedans la laine

Dont l’amour

Fait des écheveaux

 

DOUCEUR

 

Je te dis douceur des mots

Quand tu rentres

Les mots qui t’accueillent

Qui te donnent le temps

Dans ce monde bruyant

Dans ce monde harassant

Ce monde qui massacre

Alors je te dis douceur

Pensant aux feuilles

En voie de bourgeonner

Aux cieux, à l’eau qui ruisselle

Dans l’été

À une poignée de main

Je dis douceur pour les heures d’amitié

Pour les heures de beauté

Qui nous comblent d’humilité, de tendresse

De douceur, d’amitié

TANT DE JOURS

 

 Une vie

C’est tant de jours parcourus

Jusqu’à la fin du chemin

Tant de belles choses connues

Qui ont fait ce que nous sommes

Des hommes qui ont été aimés

Des chemins ombragés

Des courses dans l’air léger

La beauté de la verdure du pré

L’étang immobile

Ses rives où poussent les jonquilles

Sans tout cela amour et mort

N’auraient jamais existé

Tant de jours parcourus

Jusqu’à la fin du chemin

TERRE ADMIRÉE

 

 

L’aube nous accorde

Les premiers oiseaux

Par la grâce de l’étoile

Notre regard devient lumineux

Toute chose est belle

Par le fait d’avoir été aimée

Si un jour ce bonheur se perdait

Nous perdrions toutes les belles images

Que cette grâce nous a donné

La beauté des paysages

L’eau claire du puits

Le ciel sans nuage

Le calme de la nature

De ses rochers

Et la rivière pour pêcher

 

LES LARMES JUVÉNILES

 

 

Autrefois dans un temps

De douceur enfantine

Je pleurais sans raison

Sous la treille en floraison

Sous les étoiles aussi je pleurais parfois

Sans trop savoir pourquoi

Maintenant quand je pleure

Lorsque le soir demeure

En hiver ou en avril

Mes larmes peuvent venir à toute heure

Mais je sais pourquoi je pleure

RESTE MON AMIE

 

 

Reste mon amie

N’allume pas la lampe

Restons dans l’ombre

Avec nos baisers silencieux

Le jour nous blesse

Berçons notre tendresse

Dans le calme du soir

Long fleuve de paix

Sommeil d’oubli

Avant que l’amour ne s’enfuit

Serre-moi dans tes bras

Parle-moi tout bas

N’allume pas la lampe

Restons dans la pénombre

Le sommeil exempt de songes

PRINTEMPS

 

 

C’est le printemps

Les oiseaux ont retrouvé

L’usage de leurs ailes

Les arbres renaissent

Acceptent la charge de leurs feuilles

On voit nicher des rouges-gorges

Dans nos maisons abandonnées

Sur l’étang flotte des choses

Les pies battent des ailes

Comme des roues à aube

Qui brassent l’air

Des bords du Rhône

APPEL

 

 

Viens, accours de la ville

Viens que j’oublie jolie fille

Mon chagrin

Qui partout dans la vie

Plane sur nos chemins

Qu’un autre que moi

Dans le tracas coule des jours

Heureux dans ses amours

Je ris de ce mot illusoire

Je ne cherche en aucun cas la gloire

Viens, accours fille jolie

Dans le cours de ma vie

Moi pauvre pèlerin

Qui souffre son chagrin

Moi toujours

Je serai galant près de toi

Viens, ne m’abandonne pas

LA NATURE EST ETRANGE

 

La nature est un temple

Laissant paraître d’étranges coïncidences

Que l’on observe avec des regards familiers

Comme de longs froissements qui se font entendre

Dans une secrète et profonde complicité

Portée par un vent à la brise légère

Vaste comme la nuit ou la clarté

De parfums, de couleurs, de sons variés

Doux comme un hautbois

Vert comme une prairie

Et d’autres riches et transparentes

Ayant des expressions d’infini

Qui enchantent l’esprit

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...