lundi 20 janvier 2025

IL EST ENCORE TEMPS

 

Il est encore temps

Encore temps d’aimer

Poète, laissez tomber

Vos plumes et papiers

Le soir arrive

Le soir sorcier

Et un peu magicien

 

Ouvrez vos fenêtres

Laissez entrer le vent

Imprégnez-vous

De la fibre vivifiante

De l’amour qu’en vain

Vous cherchez en vous

Il est là partout

Dans le destin des êtres

 

Les fleurs,

La nature

Dans la source rafraichissante

Dans le frisson des yeux

Faisant du monde

Des instants d’attente

À MON PÈRE

 

Pardonnez-moi

Les anciens

Dans un moment délicat

On erre dans les prés

On erre sur la colline

 

À la recherche de notre jeunesse

Où tu me prenais la main

Pour m’expliquer le destin

Sans nostalgie

Tu m’expliquais ta vie

 

Comment c’était ton temps

Les bons moments

Il est encore temps

De parler de ton temps

Et des bons instants

 

SALUER

 

Bonjour ma terre

Bonjour mon village

Où j’ai vu le jour

Mon pays, ma terre

Le pays de mes ancêtres

 

Bonjour mes proches

Heureux de vous retrouver

Aux humeurs tranquilles

Mon paradis, mon plaisir

 

Bonjour mes chemins,

Mes prairies fleuries,

Si le poète vieillit

Le soleil s’éteint

Il se rallumera demain

C’est le cours de la vie

FEMME

 

La femme est un conseil

Elle est ta force

Près d’elle tu n’entends

Nul chant de détresse

La femme est un rempart

Ta garde rapprochée

Elle est pour toi la fête

Elle est ta joie

 

En elle seule

Sont tes rêves,

Tes espoirs

Son regard est de braise

Et chant de victoire

De mille fleurs

Elle a pris le senteurs

Toute tissée des rayons

Du soleil

Des femmes, sois

Avant tout le serviteur

LE CHANT DE L’OISEAU

 

En fin d’été

Saison de beauté

Les oiseaux s’envolent

Vers des horizons lointains

Comme un sentiment

Merveilleux

Sitôt disparu

 

Ils étaient arrivés

Au printemps

Déployant leurs ailes

Ils se sont plus,

Ont aimé ce pays

Qu’on ne peut oublier

Mais pas d’abri

Dans ce pays qui les a nourris

Mes chers oiseaux

Votre chanson est si belle

Elle est la berceuse du ciel

Les hommes venus souriant

N’ont pas la force de pleurer

En la quittant

 

EMMÈNE-MOI

 

Emmène-moi avec toi

Loin tout là-bas

Dans un pays

Que je ne connais pas

 

Emmène-moi vers des horizons

Pleins de surprises, de chansons

Vers des forêts aux parfums variés

Variés aux couleurs en beauté

 

Emmène-moi vers des gens

Que je ne connais pas

Qui ont une culture que je n’ai pas

Que j’aimerai malgré ça

NOTES EN HIVER

 

La nature a achevé

Le temps fugace de l’été

Dans la transparence

De la lumière s’ouvre

En largeur

En profondeur

En hauteur

 

Touché par cette fureur

De lumière

L’âme sacrée se met à l’eau

Et la soif d’un travail

              Atteint à nouveau les doigts

Signe que pureté et amour

Ont survécu en moi

OFFRE-MOI, OFFRE-MOI

 

Je veux boire

Les caresses

Des aubes inconnues

La quintessence des sources

De tes yeux

Grands ouverts

 

Alors la terre

 Ne me semblera

Pas étroite

Abasourdi, je te dis

À présent

Offre-moi, offre-moi

À moi le héron

Maladroit

Le chant du cygne


LES SOUVENIRS

 

Les souvenirs

Remontent en toi

Et emplissent ta vie

Premiers amis

Premières amours

Courses dans la plaine

De mon pays

 

Pourtant impossible

De revenir en enfance

Impossible de s’asseoir près du feu

Impossible de boire l’eau de la rivière

Nous ne sommes plus des enfants

 

L’expérience de la vie

Nous sépare

La porte s’est fermée

Nous ne pourrons plus l’ouvrir

Sur le pays d’antan

Nous avons oublié notre langage

D’enfant

LA VIE DE NOMADE

 

 

La vie de nomade

De notre enfance

Nous apportait souvent

La chaleur de midi

Et le crépuscule du soir

On se languis des amis

Et vous mes compagnons de jeu

 

Nous avions le même âge

L’âge d’être heureux

Les vagues de l’existence

Nous berçaient

La vie est une caravane

Au chemin tout tracé

Chacun de nous a levé le pied

Rangé le passe-temps, les jouets

Chacun de nous a levé le pied

Rangé le passe-temps, les jouets

Le temps a passé

INTRUSION DANS LA MÉMOIRE

 

Je vais faire intrusion

Dans ta mémoire

Envahissant

Ni désiré, ni aimé

Pour ensuite

Comme à l’habitude

Disparaitre dans l’obscurité

 

Emportant avec moi

L’amertume

De tes paroles

Sur d’ondoyantes

Herbes bleues

Enivrantes

Je veux m’étendre

Et m’endormir

Comme un enfant

Comme un enfant


 

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...