mardi 22 octobre 2024

L’AUTOMNE

  

Le matin est blafard

Il se font

Dans la pâleur du ciel

Ciel et matin

N’ont pas de limites

Au-delà de la prairie

Au-dessus des bois

Amèrement

Pleuvent les oiseaux

 

Et leurs sanglots

Se répandent

Avec l’ardente lumière

Je pars vers d’autres rives

Mais ces fleurs me poursuivent

Inondant de larmes

Le mois d’août

Ils font du bruit ces oiseaux

Ils sanglotent comme des enfants

Hantés par le pressentiment

D’automne arrivant

LA TÊTE SUR TON ÉPAULE

 

Je marche vers toi

Comme un voyageur

Vers un refuge

Je me serre contre ton épaule

Et j’oublie toutes mes douleurs

N’entrons pas dans la chaleur

Pour ne pas faire d’envieux

 

Dans le silence je tends vers toi

Saisissant mon cœur vogue

Vers un doux chemin

Et mon cœur cache ses battements

Mes yeux brûlent

En anticipant un miracle

Je pardonne au monde

Toutes ses erreurs

Tant que j’ai ma tête

Sur ton épaule

LE POIDS DES MOTS

 


Je sens tout le temps

Une lourdeur

Dans mon cœur

Je suis trompé par mon rêve

De l’absolu

Je n’ai plus rien à perdre

Personne ne peut me voler

Quoi que ce soit

Tristesse et chagrin

M’oppressent

En effet tu m’es toujours présent

Ce fardeau est lourd à porter

Comment comprendre le bonheur

Et le sens de la vie

Quand on a tout perdu

 

UN DESTIN DE CHIEN

  

J’ai rencontré

Dans une rue

Un chien errant

À l’aspect misérable

 

Qui m’a éveillé mes sentiments

Et ma journée a été

Transformée

Ses yeux étaient enfoncés

D’une maigreur famélique

 

Au regard plaintif

Comme un voleur

Il fouillait les poubelles

Je l’ai emmené avec moi

Ses yeux étaient humides

 

Il ne supportait pas la corde

Qui lui serrait le cou

Cet acte lui semblait terrible

Je l’ai libéré

Comme s’il avait supplié

Pour obtenir sa liberté

En aboyant il se sauva

vivement

SÉPARATION

  

Le train arrive

C’est l’heure du départ

Se dire aurevoir

Il est temps

 

C’est l’heure de la séparation

La course aux secondes

Est arrivée

Un signal triste

Annonce le départ

L’heure de la séparation

 

Comme au théâtre

Tout est joué

On oublie les paroles

Tout ce qu’on aurait

Voulu dire

Les gestes que l’on doit faire

Un signe de la main

À chacun son destin

LE PERCE-NEIGE

  

Réchauffe toi

Semble lui dire

La terre

Du soleil, il n’a pas senti

La chaleur

Sous la neige

Il semble perdu

Comme s’il ne voulait

Être vu

 

Si quelqu’un vient

Poser ses yeux sur lui

Le voici qui s’illumine

Et s’épanouit

Tout son être exhale

Le parfum du printemps

Pourtant en apparence

Il reste blanc comme neige

MÈRE

  

Mère, tu es la source

Du premier mot

Du premier poème

A entendre mon babillement

 

J’ai aperçu la terre

Depuis tes bras

Mère, tu es la source

 Je me noie dans tes yeux

Tu m’as réprimandé

Sans aucune violence

 

Mais tu es la seule

Que je craigne

Tu m’as tout donné

Mais jamais rien repris

Tu as guidé mon destin

À quoi ressemblerait le monde

Sans suivre tes pas

 

RÉFLEXION SUR LES CHOSES

 

Si ton âme brûle

Je te donnerai à boire

Se faut-il que tu ne sèches pas

Me le demander

Ô mon Dieu

Alors pleure

Ou plutôt fais-moi confiance

 

Que la rosée du matin

Chante ton amour

Que le bruissement des feuilles

Chuchote ton amour

C’est triste que la colère

T’aveugle

 

Entends-tu le printemps

Qui chante l’amour

Il chante et la beauté jaillit

Elle fait tellement de bruit

Qui fait danser avec frénésie

NE TE TAIS PAS

 

 

Ne te tais pas

Il fait si froid la nuit

Dis-moi quelque chose

 

Je t’en prie, ne refuse

Pas mon amour

 

Quand tu es de bonne humeur

Quand tout autour règne

Tristesse, malheur et chagrin

Quand tu te consumes

Intérieurement

Viens vers moi

Ma fenêtre reste allumée

MON VILLAGE

  

De quoi parle

Mon village ?

D’amour, de souvenirs

De la vie éternelle

Sous ton beau ciel

 

Coucher de soleil

Invite-moi

À partager tes méditations

Appelle-moi à venir

Tout près de toi

 

Il faut être fier

De son village

De son clocher

Vous êtes la force

Dont jouit le poète

 

C’est un solitaire

Qui appelle sans arrêt

La beauté, le printemps

Des réponses à ses questions

Sans mentir aux gens

Qu’il aime tant

 

 

FEMME

 

La femme est ton conseil

Elle est ta force

Près d’elle tu n’entends

Nul chant de tristesse

La femme est ton rempart

Ta garde rapprochée

Elle est pour toi la fête

Elle est ta joie

 

En elle seule sont tes rêves

Tes espoirs

Ton regard de braise

Est chant de victoire

De mille fleurs

Elle a pris les senteurs

Toute tissée

De rayons de soleil

 

 

MA COLLINE

 

 

Ma colline

Où je suis né

Comme tu es belle

Je te regarde sans me lasser

Tu es plus belle qu’avant

 

Colline où je suis né

Tu es démesurée

J’entends tes mélodies

Ma poitrine est pleine

De ta musique

 

Ta brise me caresse

Embrasse mon visage

Je n’apprécie peut-être pas toujours

Ta beauté

Pardonne-moi si je pars

Je n’oublierai pas de te saluer

 

 

LE VENT DU NORD

 

Le vent souffle du Nord

Sans fatigue il mord

Il réveille l’herbe du pré

Qui s’incline en le voyant passer

 

Les sapins couleur émeraude

Rêvent sur le rivage

Ils en ont vu passer

Des rafales meurtrières

 

J’ai enduré souvent

Tes tornades

Vu trembler les feuilles

Sur ton passage

 

Tu souffles sans fatigue

Vent du Nord

Toi qui mords

Je te redoute mais te révères

 

MON CŒUR

 

Mon pauvre cœur

Ruisseau bouillonnant

Dans mon pauvre temps

J’ai fui loin de toi

Maintenant

Tout n’est que rêve

 

Mon âme ira à toi

Si légère

Peut-on regarder en arrière

Un jour tu cesseras de battre

Tu partiras avec tes secrets

Le temps s’enfuit

Courant après les années

 

Je n’ai pas de regrets

Qu’il s’envole le temps

Grâce à ces vers

Je ne mourrai pas tout à fait

Mes mots me mèneront

Vers l’éternité

PAPILLON

 

 

Vois cette fleur

Beau papillon

Arrête-toi pour respirer

Ne sois pas polisson

Prends le temps de te poser

 

J’ai tant envie de t’attraper

J’aimerais toucher tes ailes

Sans te brusquer

Je ne suis pas cruel

 

Ne crains rien

Tu t’envoleras

Je recommencerai

Même si mon corps est bas

Viens mon roitelet dans mes bras

 

 

INFINITUDE

    La tendresse Infinitude Sans rives Les champs soupirent Au rythme de mes pas   Connais-tu la mesure De la tendresse ...